AFRIQUE : l’économie circulaire, un allié pour la transition écologique

27e La Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27) s’est récemment terminée sur une note positive en Égypte pour le financement climatique des pays en développement, mais les énergies fossiles sont la principale source du réchauffement climatique. Avec cette inquiétude qui divise États, multinationales et écologistes, l’heure est aux solutions d’atténuation.

Selon une étude conjointe publiée en marge du sommet de Charm el-Cheikh par le think tank britannique Chatham House, le World Resources Institute (WRI), les partenaires progressent. le climat équation (la rapidité) et le National Renewable Energy Laboratory (NREL) situé aux États-Unis d’Amérique, l’économie circulaire peut contribuer à la limite de 1,5. ° Émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) en degrés Celsius, selon l’Accord de Paris de 2015.

Préservation des ressources

Si aujourd’hui l’économie circulaire apparaît comme un moyen efficace pour réduire le réchauffement climatique et réaliser une transition écologique rapide, c’est parce qu’elle en est la matière première par surconsommation et gaspillage des ressources naturelles, et s’oppose aux sources d’énergie non renouvelables. L’Afrique a besoin de ce modèle pour réduire la perte de biodiversité et s’adapter aux catastrophes naturelles, notamment les inondations et les sécheresses. Par ailleurs, selon la Conférence des ministres africains de l’environnement, l’économie circulaire assure un cycle complet et vertueux, car “Les produits et les matériaux sont réutilisés, réparés, remis à neuf ou réutilisés, de sorte qu’un sous-produit ou un déchet d’un processus économique devient un outil pour un autre”.

Aujourd’hui, un secteur au cœur de l’économie circulaire est celui des déchets. Le rapport de la Banque mondiale en 2020 “Sur le traitement des déchets ménagers” a noté qu’en moyenne, 174 millions de tonnes de déchets sont produits en Afrique chaque année. Compte tenu de la croissance démographique qui s’accélère sur le continent, la quantité de déchets devrait tripler d’ici 2050, mais peut être utilisée comme un atout. Par exemple, les déchets organiques produits par les ménages et les exploitations agricoles peuvent être obtenus sous forme de biogaz tandis que le résultat de la digestion de leur fermentation peut être utilisé comme engrais pour l’agriculture. Les déchets plastiques peuvent être transformés en granulés et recyclés comme matières premières secondaires.

Lire Aussi :  Le taux d'usure sera bien calculé tous les mois du 1er février au 1er juillet

L’économie circulaire au cœur du WCEF

C’est dans ce contexte que le Forum mondial de l’économie circulaire (WCEF) démarre le 4 décembre 2022 à Kigali, au Rwanda. Au cours de l’événement, environ 2 500 participants de différents pays du monde discuteront de la contribution de l’économie circulaire au climat et à la nature, aux infrastructures, aux entreprises et à l’innovation, ainsi qu’aux entreprises et aux chaînes de valeur. L’événement est organisé conjointement par le fonds d’innovation finlandais Sitra, l’Association africaine pour l’économie circulaire (ACEA) avec d’autres partenaires internationaux..

“L’économie circulaire peut changer la donne pour le développement de l’Afrique. Ce forum est une opportunité pour le Rwanda et le continent dans son ensemble de présenter des pratiques environnementales et de trouver des moyens de faire de la transition vers une économie entièrement circulaire une réalité.” .déclare la ministre rwandaise de l’Environnement, Jeanne d’Arc Majomaria.

Lire Aussi :  Ghana: les Ghanéens de plus en plus lassés de la situation économique

Financement et création d’emplois

Si l’économie circulaire doit devenir de plus en plus incontournable, son potentiel de création d’emplois n’est plus démontrable. Au Japon, par exemple, où le gouvernement est en transition vers une économie circulaire depuis 2000, 650 000 emplois ont été créés dans de nombreux secteurs. De nombreux pays africains suivent déjà cette tendance. C’est notamment le cas en Côte d’Ivoire. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, l’Agence nationale de gestion des déchets (Anaged) a signé un partenariat avec la ville de Worofla et l’Agence pour l’emploi des jeunes (AEJ) pour former 110 jeunes aux techniques de fabrication. substrats, ainsi que des techniques de biofertilisation à base de compost enrichi. Le programme, qui se poursuivra jusqu’en septembre 2024, a déjà permis la construction d’une unité de compostage des ordures ménagères ainsi que d’un système de collecte des déchets, créant ainsi 57 emplois directs.

Ces emplois concernent également le secteur de la mode et du textile créé par l’économie circulaire sur le continent, qui représente environ 8% du dioxyde de carbone (CO).2Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). De son côté, la Banque africaine de développement (BAD) a mis en place l’initiative “Fashionnomics Africa” ​​pour encourager les startups et entrepreneurs africains de l’habillement et de l’accessoire à travers la mise en place de mesures respectueuses de l’environnement. Environnement, durabilité et économie circulaire. Le gagnant reçoit un prix en espèces d’une valeur totale de 6 000 $ pour présenter officiellement son entreprise au recyclage des produits de mode, à la réduction des matériaux toxiques, aux alternatives aux matières premières existantes, à la réduction des déchets, à la réduction de la consommation d’énergie, des énergies renouvelables et du cycle de vie. Des produits

Lire Aussi :  Une source d’eau plate découverte en Haute-Loire
Lire aussi- Rwanda : Kigali accueillera le Forum mondial de l’économie circulaire en 2022

Parallèlement, la BAD a lancé la « Facilité pour l’économie circulaire en Afrique » en avril 2022 pour soutenir les efforts des pays africains dans l’adoption d’une économie circulaire face au changement climatique. Le nouveau fonds sera financé sur une période de cinq ans grâce à un soutien d’une valeur de 4 millions d’euros du gouvernement finlandais et du Nordic Development Fund (NDF). Parmi les secteurs qui bénéficieront des nouvelles installations sur le continent figurent l’agriculture intelligente, les énergies renouvelables, la gestion durable des déchets et l’utilisation rationnelle des ressources en eau. Selon la BAD, l’initiative favorisera la réalisation des contributions déterminées au niveau national (CDN) visant à réduire les émissions de CO2.2 et l’adaptation aux impacts du changement climatique dans chaque État.

Benoît Ivan Wansey

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button