Burkina Faso. La France n’écarte pas un départ prématuré de ses forces spéciales

Le ministre français des Armées Sébastien Lecornu n’a pas éliminé les forces spéciales françaises basées au Burkina Faso, où des manifestations contre la présence française ont eu lieu le vendredi 18 novembre 2022 – comme cela s’était produit le mois précédent – alors que la France. mettre fin à l’opération anti-jihad Barkhane au Sahel.

« Il est clair que la révision de la stratégie générale en Afrique remet en cause toutes les composantes de sa présence, y compris les forces spéciales »a déclaré M. Lecornu dans un entretien avec Journal du dimanche.

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“Saber (un contingent des forces spéciales françaises basé dans la région de Ouagadougou, ndlr) a joué un rôle clé ces dernières années dans la lutte contre le terrorisme au Sahel”Il a partagé.

La France, qui déploie encore environ 3 000 soldats au Sahel, après avoir compté jusqu’à 5 500 personnes, a officiellement mis fin à l’opération antijihadiste Barkhane, et s’est donné six mois pour boucler une nouvelle stratégie en Afrique.

“Nous travaillons avec des organisations au format de bases militaires existantes. Elles doivent maintenir certaines capacités, pour protéger nos concitoyens par exemple, mais aussi pour aller plus loin pour former l’armée locale”a expliqué M. Lecornu.

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“Il ne s’agit plus de combattre le terrorisme +à la place+ de nos partenaires, mais de le faire avec eux, à leurs côtés”a dit.

Le spectre de la déstabilisation

Là, une manifestation contre la présence française au Burkina Faso, minée par la violence jihadiste, visait l’ambassade de France à Ouagadougou et la base militaire cambodgienne, aux abords de la capitale, où est stationné un contingent des forces spéciales.

Paris, qui a quitté le Mali avec lequel il entretient de bonnes relations, mais veut maintenir une présence militaire au Sahel, notamment au Niger. “Leur déstabilisation aura un effet dévastateur”a rappelé M. Lecornu.

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« D’autres pays demandent également un soutien dans la lutte contre le terrorisme. Pour que ce travail s’installe dans la durée, la question de la formation des officiers et sous-officiers de l’armée africaine sera centrale »il expliqua.

Le président Emmanuel Macron s’est donné six mois en novembre pour finaliser la nouvelle stratégie de la France en Afrique.

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