ces entreprises de l’intérêt général, La communauté

Prioriser le collectif, réduire les inégalités, s’enraciner dans les territoires, favoriser la transition écologique… Jamais ces valeurs n’ont été aussi fortes chez les entrepreneurs. Bien que l’économie sociale et solidaire (ESS) ne soit pas nouvelle, elle se développe régulièrement, avec un total de 154 679 entreprises et un emploi sur sept dans le secteur privé, selon le Panorama de l’ESS France, France Préparé par la Chambre communautaire en mai . Economie solidaire.

“L’ESS joue un rôle clé dans des secteurs qui ne sont pas couverts par l’État ou le secteur privé rentable. Elle apporte de la richesse en répondant à des besoins urgents”, souligne Lauren Gardin, maître de conférences à l’Université de Valence et partenaire de l’Université internationale. et Chaire Interdisciplinaire Economie Sociale et Solidaire et Développement Durable de la région Hautes-de-France.

Mais comment concilier performance économique et utilité sociale ? “Pour créer ce type d’entreprise, l’étude de marché ne suffit souvent pas. Il faut considérer les biens et services qui peuvent être vendus, mais inciter les donateurs, qu’ils soient des pouvoirs publics ou des réseaux de solidarité. C’est une hybridation économique”, le chercheur continue.

Prise en compte des impacts sociaux et environnementaux

Le poids lourd du secteur, SOS Group, en est un parfait exemple. La structure à but non lucratif a généré des revenus de 1,26 milliard d’euros en 2021. Composé de 650 associations et entreprises sociales, SOS emploie 22 000 salariés et bénéficie du soutien de 15 000 bénévoles. La recette du succès ? Prise en compte des impacts sociaux et environnementaux, gage de performance et non de handicap.

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« Une entreprise sociale qui a développé des énergies alternatives ou qui embauche toutes sortes de salariés sera plus flexible qu’une entreprise traditionnelle qui n’a pas prévu la hausse des prix de l’énergie et le manque de travail », précise Jean-Marc Borrillo. Groupe SOS en 1984. Un autre point fort est le manque d’actionnaires. “Nous ne versons pas de profit et la rémunération est limitée. Le niveau de vie est généralement bas et tout ce qui est gagné est réinvesti. C’est pourquoi nous pouvons innover et nous développer.”

C’est du moins le modèle choisi par ErCiSol (Energies Renouvelables Citoyennes et Solidaires), une entreprise créée en 2010 dans le Territoire de Belfort. Cette coopérative fonctionne sur le principe “un membre, une voix”, quel que soit le nombre de parts détenues. Quant aux dividendes, 209 actionnaires ont reçu 10 euros par action cette année. première! Les bénéfices sont généralement entièrement réinvestis.

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“Depuis la création de l’entreprise, nous avons investi près de 7 millions d’euros dans la construction de notre centrale photovoltaïque et la rénovation de cinq centrales hydroélectriques”, explique son directeur Jean-Claude Meuli, bénévole comme d’autres membres de la direction. “Notre motivation est l’amélioration des citoyens et la protection des animaux et des plantes. Pour chaque projet, la coopérative crée une filiale dans laquelle elle détient 70% du capital. Le projet est généralement financé par 20% de fonds propres et 80% de dette bancaire . devient

Identifier de nouveaux besoins

Environnement, solidarité, le champ de l’entrepreneuriat social est large. Avec quelle idée et sur quel marché miser ? “Il ne faut pas essayer de créer des besoins et de vendre des choses qui ne servent à rien”, estime Jean-Marc Bourillo. Nous devons innover en identifiant de nouveaux besoins non encore couverts ou des solutions anciennes non mises en œuvre. »

Virginie Hils coche toutes les cases ESS. Fin 2015, ce quadragénaire issu de l’agroalimentaire a lancé Comptoir de Campagne, une chaîne de magasins de proximité implantés dans des zones rurales sans commerces. “C’est un magasin hybride qui regroupe tous les services : épicerie circuit court, boulangerie, bistrot, tabac, La Poste Riley… L’idée est de combiner tous les modèles économiques pour créer un commerce rentable.”

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Le Comptoir de Campagne a obtenu l’agrément de l’Entreprise de Raccordement d’Utilité Sociale (ESUS). Il rassemble tous les visiteurs, seniors, familles, adolescents et locaux. “Nous avons trois missions sociales : le retour des services de proximité, la promotion de la production locale et le renforcement des relations sociales”, poursuit l’entrepreneur. Une stratégie soutenue par la municipalité, qui subventionne la rénovation des locaux et exerce un loyer modéré. Et le modèle fonctionne : 14 unités ouvertes dont 3 franchisées ; 4 sont programmés cette année. Avec un chiffre d’affaires d’environ 3 millions d’euros, la société enregistre une croissance modérée mais régulière.

A ceux qui veulent se lancer dans un projet social et socio-économique, Virginie Hales conseille « Ne culpabilisez pas s’il faut du temps pour atteindre le point d’équilibre. Conjuguer l’économique et le social a deux jambes. Mais il faut savoir que ça prend un long moment.”

rappelles toi

Mod’emplois, l’association dirigée par l’ancien haut-commissaire à l’économie sociale et solidaire de 2017 à 2020 Christophe Ettier, vient de lancer une plateforme internet qui informe et conseille les porteurs de projets pour un impact.> mod-emplois.fr

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