Comment limiter les effets du dérèglement climatique sur les insectes ?

En Europe, on estime que les populations d’insectes ont diminué de 80% au cours des dernières décennies… Et le changement climatique au sens large va exacerber les effets déjà néfastes du stress environnemental humain… Alors un consortium de 70 scientifiques a décidé de décrire la synergie ici ces effets basés sur la littérature scientifique existante. Certains d’entre eux sont des experts en entomologie, en science des insectes et d’autres en science du changement climatique.

Ils ont donc mené une étude en deux parties.

D’abord, une synthèse de tous les risques auxquels sont exposés les insectes du fait de la hausse des températures, ainsi que du fait de l’augmentation du nombre et de la force des événements climatiques extrêmes, comme les épisodes de sécheresse… Ainsi, ils déterminent les différents effets sur la physiologie ou le comportement… mais l’effet principal est de modifier l’interaction entre les espèces… Par exemple, certaines espèces d’insectes qui se déplacent plus au nord pour éviter la hausse des températures n’y trouveront pas forcément les plantes dont elles se nourrissent normalement. En revanche, ils seront confrontés à des espèces indigènes, ce qui modifiera toute la chaîne alimentaire… c’est-à-dire tout le réseau d’interactions entre les plantes, les insectes et leurs prédateurs, comme les oiseaux ou les chauves-souris.

Et dans un second temps, ces chercheurs développent des leviers pour sauver ces populations… Que faire pour sauver les insectes au niveau individuel, mais aussi à une échelle plus globale ?

Entretien avec Kévin Tugeron, postdoctorant au CNRS et à l’Université de Picardie-Jules Verne et auteur principal de l’étude.




58 minutes

Un bébé traité pour une maladie génétique rare avant sa naissance

C’est la première fois qu’un fœtus est traité directement dans l’utérus pour une maladie de la pompe chez l’enfant. Une maladie qui touche moins d’un nouveau-né sur 100 000 et qui altère le fonctionnement de certaines enzymes responsables de la dégradation du glycogène en glucose… Le glycogène est une forme de stockage du glucose et donc du sucre dans l’organisme… Mais si on ne peut pas décomposez-le lorsqu’il diminue, comme dans le cas de cette maladie, le glycogène devient toxique… C’est une maladie variable d’un patient à l’autre, mais elle est plus grave lorsqu’elle est détectée tôt. La détection très précoce de cette maladie génétique a permis à cette femme enceinte d’être incluse dans une étude clinique…

Bébé, Isla,

donc j’ai eu 6 traitements prénataux par ce qu’on appelle le remplacement d’enzyme… Nous avons donc remplacé l’enzyme défectueuse par une enzyme fonctionnelle fabriquée en laboratoire. En conséquence, le bébé est né à terme, il a maintenant 16 mois et continue de suivre tous les traitements. Elle ne présente aucune séquelle de sa maladie et répond à tous les critères de développement. Elle devra suivre ces procédures intraveineuses pour le reste de sa vie… alors les chercheurs espèrent maintenant utiliser certaines technologies d’édition de gènes et de thérapie génique pour remplacer complètement le gène défectueux dans cette maladie.

Les premières galaxies se sont formées plus tôt que prévu

Nous avons déjà évoqué ici le fait qu’il faut être prudent avec les découvertes de James Webb car le télescope est encore en cours de calibrage… C’est vraiment une publication ici, donc les résultats sont revus par des experts dans le domaine.

Il s’agit d’observer deux galaxies passées dans un univers lointain… car plus on regarde loin, plus on a accès aux temps anciens en raison du temps que met la lumière pour arriver jusqu’à nous… Ces galaxies ont donc existé il y a environ 350 et 450 ans. millions d’années après le Big Bang. Ce sont les plus anciennes galaxies connues et, surtout, elles sont plus brillantes que prévu… cela signifie qu’elles étaient très actives à cette époque, et que leur naissance est datée encore plus tôt… Ainsi, les auteurs estiment leur formation à tout juste 100 millions d’années. des années après le Big Bang… Ce qui repousse la fin de l’âge des ténèbres, une période qui a précédé la formation des étoiles dans l’univers, estimée avec une grande imprécision à 400 millions d’années.




58 minutes

Le plus ancien texte basque trouvé sur une main en bronze

La découverte a eu lieu sur le site archéologique d’Irulegi, près de Pampelune. Fine flèche en bronze de 14 cm de diamètre, datée 2000, gravée de 40 caractères… cinq mots écrits en vascon, idiome des ancêtres de la langue basque…. Un mot, le premier à ce jour déchiffré… “sorioneku”… qui signifie bon présage ou bonne chance… cette main pouvait être posée sur la porte de la maison pour la protéger du mauvais sort.

Jusqu’à présent, les historiens s’accordaient à dire que les Basques utilisaient librement cette langue, mais ne savaient pas y écrire… du moins pas avant le IVe siècle de notre ère. Les scientifiques de la société Aranzadi, qui ont annoncé cette découverte, expliquent qu’il s’agit du document le plus ancien et le plus long écrit à Vascona. La signification des quatre mots écrits restants reste à déterminer.

Merci à Kevin Tougeron pour ses précieux éclaircissements.

Pour de plus amples

Recherche sur les insectes (Monographies environnementales)

Les scientifiques mettent en garde contre l’impact du changement climatique sur les insectes (CNRS)

Étude de la première thérapie intra-utérine (NEJM, en anglais)

Pour la première fois, un bébé est traité pour une maladie génétique rare avant sa naissance. (sciences du futur)

Explorer deux galaxies anciennes (Astrophysical Journal, en anglais)

Le télescope James Webb a découvert les premières galaxies de l’univers (publié)

Le plus ancien texte basque trouvé en Espagne (Figaro)

Déclaration de la société scientifique Aranzadi (Arandazi, en espagnol)



Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button