France-Japon : du MHR à La Rochelle, en passant par l’ASBH et du bodybuilding, portrait de Reda Wardi

Né à Montpellier et formé à Béziers, Reda Wardi a décroché son premier choix avec les Bleus face à l’Afrique du Sud. Il devrait débuter ce dimanche 20 novembre face au Japon (14h) à Toulouse.

Il n’est peut-être pas le plus stylé, ni le plus stylé. Mais elle était définitivement la plus belle à ses yeux. La casquette qu’il a reçue samedi après-midi au Vélodrome, quelques minutes après avoir battu les Springboks le week-end dernier (victoire 30-26), Réda Wardi l’a fièrement placé dans son armoire à souvenirs. Parallèlement à la coupe d’Europe qu’il a remportée avec son club rochelais fin mai. Elle confirme, comme le veut la tradition, son statut international. “Moi, Réda Wardi, 1180e International de France, je le promets”, à jurer sous le maillot bleu, a-t-il entonné devant les applaudissements de ses coéquipiers samedi soir.

Les coéquipiers deviennent rapidement des “frères”, tous séduits par le garçon. “C’est le seul du groupe. On ne peut rien lui reprocher. C’est un gars souriant, réfléchi, farceur mais qui n’en fait jamais tout un plat”, explique son entraîneur à Béziers. Sébastien Logerotaujourd’hui entraîneur à Narbonne.

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Je vois que vous êtes vraiment une bande de frères et c’est bon d’être parmi vous

La simplicité dont il fait preuve convainc les autres, booste sa carrière et rythme son quotidien. Son discours lors de la présentation du maillot mercredi avant d’affronter l’Afrique du Sud en a été l’incarnation. “Je veux juste dire un petit mot. Je veux vous remercier pour votre accueil. Je vois que vous êtes vraiment un groupe de frères et c’est amusant d’être parmi vous. Merci”, a-t-il dit sur le ton montré dans la vidéo. diffusé par la Fédération Française de Rugby.

Entre les mains des bodybuilders

Cette bonhomie montpelliéraine s’est propagée et plantée depuis ses débuts au MHR, à l’âge de 12 ans. “Il venait du basket et sa maman l’a mis au rugby après le début du collège”, se souvient son ami Jessy, de l’école de rugby. “Au début, c’était un joueur ordinaire. Nous étions champions de France jeunes en 2011 mais il était remplaçant. Il a vraiment explosé la saison suivante.”

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En raison de sa simplicité, Reda ajoute une main-d’œuvre gigantesque. Barré dans la catégorie espoirs à Montpellier, il intègre le centre de formation de l’ASBH en 2015.

“Quand je suis arrivé à Béziers, j’ai tout de suite compris que c’était quelqu’un de fort. Mais surtout, il va réussir. Il ne connaît pas de jours de repos. Il en fait toujours plus : des compétences supplémentaires après les entraînements, des séances de musculation pendant ses pauses… Il est vraiment un travailleur acharné », a ajouté Sébastien Logerot.

Je ne l’ai jamais vu rater une séance d’entraînement, déroger au régime strict que je lui imposais pour prendre du volume ou réduire

Malgré sa force naturelle, Reda a voulu sculpter son corps, maximiser ses chances de percer dans le sport. Avec des amis montpelliérains, il contacte la préparatrice physique expérimentée Sylvie Messina, experte en culte du corps et en musculation. “C’était un gamin sérieux, plein de rêves pour lui et sa mère. Il a fait tous les sacrifices nécessaires, s’est donné les moyens d’y arriver. Je ne l’ai jamais vu rater une séance d’entraînement, sans tenir compte du régime strict que je lui imposais pour ajouter du volume ou sécher », se souvient Sylvie, qui a fait de Reda sa préférée.

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“Cet enfant est vraiment, entier. Malgré son physique fort, même d’un coup, il est frappé par la douceur et l’humilité qui l’accompagnent toujours. Je suis très fier de lui et heureux pour sa mère, qui l’a sauvé pour qu’il ne manque de rien. – quoi. dans sa préparation physique”, a-t-il conclu, presque dépassé.

Formé dans l’Hérault, Reda Wardi est devenu un produit fini en étant isolé à La Rochelle en 2019. Il fait désormais partie des meilleurs gauchers français. Dimanche, il devrait fêter son premier passage en Bleu contre le Japon. Lundi, avant de regagner son club, il est possible qu’il fasse un petit détour par Cournonterral (Hérault), où habite sa mère, pour lui remettre son maillot flanqué du numéro 1. Car c’est son rêve. Un simple rêve, qu’il a réalisé.

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