le paddock critique vivement les sanctions infligées par la FIA à Red Bull

Le couperet est tombé vendredi 28 octobre. Pour avoir dépassé le budget de 2,15 millions d’euros (soit de 1,6 %) alloué à chaque écurie de Formule lors de la saison 2021, Red Bull écope d’une amende de 7 millions d’euros et d’une limite de 10 % sur l’utilisation de sa soufflerie l’an prochain par l’International Automobile Fédération (FIA).

Christian Horner, le leader de la formation britannique, chargea rapidement le tir. L’ancien pilote a réclamé une amende “gros” et pénalités sportives “draconien”puisque cela représente une perte de “0,25 à 0,5 seconde de temps au tour”.

“La punition ne correspond pas au crime”

Mais dans le reste du paddock, l’histoire est bien différente, avant le départ du Grand Prix du Mexique, ce dimanche 30 octobre (21h). Ils font partie des acteurs de la Formule 1 qui ont vivement critiqué les sanctions de la FIA, jugées trop clémentes sur l’équipe du double champion du monde Max Verstappen.

Pour Andreas Seidl, patron de McLaren, la justification de Christian Horner est “peut-être un nouveau conte de fées”, a-t-il commenté, au micro de Sky Sports. Avant de déclarer : “Du côté positif, il est bon de voir que la FIA a fait un bon travail d’audit. Neuf équipes ont bien fait les choses et il était clair qu’une équipe avait commis une faute, donc (obtenir un penalty est) positif. Mais du côté négatif, il est également clair que la sanction ne correspond pas à l’infraction. J’espère juste qu’à l’avenir, il y aura des sanctions plus lourdes. »

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Ferrari n’était pas non plus satisfait de la pénalité. “Il est ce qu’il est, mais on pensait qu’il était faible”, a déclaré le Français Laurent Mekies, directeur sportif de la Scuderia. “ Cela ne compense pas les dépenses excessives de Red Bull. »

Stefano Domenicali est le PDG de la Formule 1. | PHOTO : ALFREDO ESTRELLA / AFP

Red Bull, qui a déjà dépassé le plafond budgétaire fixé à 145 millions d’euros, devra compter pendant douze mois sur un temps de soufflerie réduit, indispensable au développement de la monoplace. Ce temps est inversement proportionnel à la position de l’équipe, Red Bull, champion du monde 2022, devrait avoir le temps le plus court. Dès lors, Red Bull n’a droit qu’à 63% du temps de référence, alors que, si le classement reste tel qu’il est aujourd’hui, Ferrari, 2ème du championnat, pourra compter 75% et Mercedes, 3ème, 80%.

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Est-ce une sanction suffisante ? “Certains diront oui, d’autres non”a éludé Stefano Domenicali, PDG de la F1, à l’AFP, selon qui “La décision est du ressort de la FIA”. Pour les Italiens, l’introduction de limites de coûts (plafonds budgétaires) est “une étape très importante pour la crédibilité” de F1 et “maintenant, il faut voir ce qui peut être fait pour améliorer le système”.

Image cassée pour Red Bull

Pour améliorer les restrictions, Laurent Mekies pointe en tout cas un autre aspect : “Il n’y aura pas de réduction de la limite budgétaire (pour Red Bull). » Le patron de Ferrari estime qu’avec l’argent économisé par Red Bull grâce à la réduction du temps de soufflerie, l’équipe “sera libre de dépenser cet argent ailleurs, comme pour la suspension”.

D’un point de vue technique, le directeur de l’ingénierie de Mercedes, Andrew Shovlin, a démenti les pertes estimées de Horner samedi : « Je dirais plutôt un dixième, ou au plus deux dixièmes, pour être réaliste. » Vendredi, son patron Toto Wolff a également commenté l’interdiction : “Comme n’importe quel penalty, nous pensions que c’était trop faible, et ils pensaient que c’était trop fort. “Je pense qu’en fin de compte, les sanctions ne sont pas convaincantes – les sanctions sportives, et dans une moindre mesure, les amendes. Mais les dommages actuels à leur réputation sont probablement les plus importants.élever l’Autriche.

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Pour le Français Frédéric Vasseur, directeur d’Alfa Romeo, la plus grande perte pour Red Bull est la perte de crédibilité en termes d’image. En acceptant l’accord de résolution proposé par la FIA, Red Bull « avoue avoir dépassé le budget, ce qui n’est pas bon en termes d’image, pour les sponsors ».

Une restriction qui ne fait donc pas l’unanimité.

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