“L’industrie française face à la crise énergétique ” – Livre blanc

Depuis près de trois ans, les crises se succèdent. D’abord, la crise sanitaire qui perturbe les chaînes de production mondiales depuis le début de l’année 2020, entre pénuries de matières premières et incertitude sur la situation de l’offre et de la demande. L’industrie mondiale soutenue au niveau national a largement relevé ce défi, mais la guerre en Ukraine a enterré la perspective d’une sortie de crise et d’une reprise de l’activité industrielle.

Cette nouvelle tourmente a provoqué, entre autres, une explosion des prix de l’énergie. La hausse des prix de l’énergie se fera sentir à tous les niveaux cet hiver, que ce soit pour un usage industriel ou personnel.

Pour l’industrie, la crise des matières premières, mais surtout la crise des prix de l’énergie, est la dernière goutte. Certains secteurs d’activité, comme les aciéries et les fonderies, ont déjà ralenti leur production. Depuis le début de la crise en Ukraine, et surtout depuis la rentrée en septembre, il semble peu probable que l’aide gouvernementale permette aux industriels de survivre sur le long terme. Et toute l’industrie est touchée par les hausses de prix. Par exemple, le coût de production des produits laitiers a augmenté de 20 %, ce qui est directement lié à la hausse des prix de l’énergie.

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Donc pour l’instant c’est tout le tissu de l’industrie qui regarde ce que le pays prévoit avec le bouclier énergétique pour le protéger. Mais le gouvernement est également dépendant de tensions extrêmes sur le marché, notamment sur le marché de l’énergie. Les prix du gaz, en particulier, varient considérablement, ce qui maintient l’industrie sous contrôle. Une situation impossible pour tout un tissu industriel tricolore.

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Les entreprises ont ici deux solutions. La première option choisie par la marque Duralex est de fermer les installations de production, de trouver le temps de revenir à une situation plus favorable, ou de trouver une solution si la situation perdure dans le temps.

La deuxième solution est de développer au plus vite un outil de production qui fonctionne de manière plus diversifiée sur le plan énergétique et qui consomme moins d’énergie… évidemment toutes ces évolutions prendront beaucoup de temps. Paradoxalement, l’impératif de vigilance répond aux contraintes liées au défi climatique. Si la crise climatique et les objectifs de neutralité carbone sont des préoccupations à court et moyen terme pour les entreprises, la crise énergétique que nous traversons met en péril la survie de certaines industries.

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Alors que la France s’engage dans un important plan d’investissement pour réveiller l’industrie française afin qu’elle devienne technologiquement moderne et économiquement compétitive, la hausse des prix du gaz et de l’électricité éclipse largement ces ambitions.

Si le pays doit jouer un rôle de premier plan dans les mois à venir en continuant à soutenir les industriels confrontés à la volatilité des prix de l’énergie, la stratégie tricolore pour un approvisionnement stable et abordable en gaz naturel et en électricité en sera la base.

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