Michiel van Hulten : “Nous demandons que tous les eurodéputés publient leurs réunions de lobbying”

Dans l’émission sur l’état de l’Union, la journaliste Efi Koutsokosta revient cette semaine sur le récent scandale qui a secoué le Parlement européen : le Qatargate.

Elle a posé la question à Michiel van Hulten, directeur de la branche européenne de Transparency International.

Par conséquent, il y a un tremblement de terre politique à Bruxelles à la suite du scandale du Qatargate de corruption présumée de fonctionnaires européens et de l’implication du vice-président du Parlement européen. Avez-vous été surpris lorsque vous avez entendu parler de cette affaire ?

Michel Van Hulten : Oui, c’est un scandale aux proportions standard. Depuis que je suis à Bruxelles, je n’ai jamais rien vu de tel, en termes de montant d’argent prétendument impliqué ou de nombre de personnes impliquées dans cette affaire. Je pense donc que c’est vraiment sans précédent.

Nous entendons maintenant des zones grises sur la façon dont les lobbyistes travaillent ici à Bruxelles. Pouvez-vous nous en dire plus ?

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Michel Van Hulten :L’une des propositions que nous avons soumises aux institutions était une proposition, par exemple, de rendre le registre obligatoire et également d’inclure le lobbying dans les pays tiers parmi les domaines prévus par la loi. Nous demandons aussi depuis longtemps aux députés de publier leurs meetings de campagne, bien que les règles aient été modifiées dans une certaine mesure et que certains députés soient désormais tenus de publier leurs réunions, ce n’est pas le cas de tous les députés et même de ceux qui sont tenus de faites-le. . alors ne le faites pas toujours. Et cela a vraiment à voir avec le fait qu’il n’y a pas de contrôles en place, que les contrôles sont très laxistes et qu’il n’y a pas de sanctions pour les personnes qui enfreignent les règles. Il est donc très tentant d’enfreindre les règles car, vous savez, elles ne seront pas appliquées.

L’ONG de M. Panzeri n’a jamais été enregistrée dans le soi-disant registre de transparence de l’UE, mais la Commission a donné le feu vert à l’ancienne Commission pour devenir membre honoraire. Quel est le problème ici?

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Michel Van Hulten :Pour nous, il est incompréhensible que la Commission européenne permette à un ancien membre de prendre l’ancien président du comité de l’association qui n’est pas dans le dossier de transparence alors qu’il est clairement impliqué dans le processus de recherche des lois européennes. Et cela montre que l’autocontrôle actuellement décrit dans les systèmes éthiques des institutions européennes ne fonctionnera pas tant que la Commission et le Parlement seront leur propre police. Ils ne feront jamais le genre d’enquêtes approfondies et de vérifications approfondies des antécédents pour s’assurer que les décisions qu’ils prennent sont conformes aux règles. C’est pourquoi nous avons besoin d’un organe européen indépendant pour veiller à ce que ces questions ne soient pas entre les mains de la Commission et du Parlement.

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