non-lieu confirmé en appel, la plaignante se pourvoit en cassation

Le tribunal de Paris a statué mardi 24 janvier sur l'appel de Sophie Patterson-Spatz contre le non-lieu de l'affaire intentée en juillet dernier en faveur du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, accusé de l'avoir violée en 2009.
KENZO TRIBOUILLARD/AFP via Getty Images Le tribunal de Paris a statué mardi 24 janvier sur l’appel de Sophie Patterson-Spatz contre le non-lieu de l’affaire intentée en juillet dernier en faveur du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, accusé de l’avoir violée en 2009.

KENZO TRIBOUILLARD/AFP via Getty Images

Le tribunal de Paris a statué mardi 24 janvier sur l’appel de Sophie Patterson-Spatz contre le non-lieu de l’affaire intentée en juillet dernier en faveur du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, accusé de l’avoir violée en 2009.

Justice – Un non-lieu confirmé. La cour d’appel de Paris a rejeté ce mardi 24 janvier l’appel de Sophie Patterson-Spatz contre le classement sans suite de l’affaire faite en juillet dernier pour Gérald Darmanin, accusé d’avoir été violé en 2009.

Le procureur général de Paris Rémy Heitz a confirmé dans un communiqué le sens de cette décision de la chambre de l’instruction, qui est venue écarter un peu plus d’horizon politique le ministre de l’Intérieur pour ce dossier très sensible.

Lire Aussi :  Le groupe d’Action France Insoumise réitère son opposition à la ZAC du Rivel

“Pour la cinquième fois en près de six ans, la justice a confirmé qu’aucune faute ne peut être imputée à M. Gérald Darmanin”ont répondu à ses avocats, Me Pierre-Olivier Sur et Mathias Chichportich. « Tenue de tous les dossiers, trois juges de la cour d’appel de Paris ont confirmé aujourd’hui que cette position a été adoptée par quatre autres juges, dont deux juges d’instruction différents »ont-ils souligné.

Toutefois, cette affaire n’est pas close : le plaignant a annoncé par l’intermédiaire de son avocat son intention de saisir la Cour de cassation. “Incroyable. Quelle surprise. Incroyable”a ironisé l’avocate, Me Elodie Tuaillon-Hibon, sur Twitter, avant d’ajouter : « Avancer en cassation devant la Cour européenne des droits de l’homme qui donnera à la France, bien sûr, la gifle qu’elle mérite depuis longtemps dans ce dossier en particulier, et sur les violences sexuelles. »

Première plainte en 2017

Sophie Patterson-Spatz, 50 ans, a déposé une première plainte pour viol contre Gérald Darmanin au printemps 2017, pour le fait que cela se serait passé à Paris en 2009. Elle a décidé de porter plainte après l’arrivée du gouvernement qui -ceci .

Lire Aussi :  La chronique du temps présent d'Emma Becker : "Pour une France plus verte"

En 2009, le plaignant avait contacté Gérald Darmanin, alors chargé de projet au service des affaires juridiques de l’UMP (devenu LR), pour demander du soutien alors qu’il voulait avoir les foudres de 2005 pour chantage et appels malveillants à un ancien ami. . Selon lui, il a fait miroiter un soutien au cours de la soirée par le biais d’une lettre qu’il veut écrire à la Chancellerie, et a demandé en échange des relations sexuelles.

L’échange de SMS au coeur du dossier

La plaignante et le ministre ont admis avoir eu des relations sexuelles. Mais Sophie Patterson-Spatz pense qu’elle a été forcée de “à la poêle” avec Gérald Daranin quand ce dernier, à 26 ans, lui dit : “Toi aussi, tu dois m’aider”. De son côté, le ministre de l’Intérieur a affirmé avoir “enchanté” du plaignant “entrepreneur”.

Un échange de SMS entre eux neuf mois plus tard est au coeur de l’affaire. Sophie Patterson-Spatz lui écrit : “Abus de position. Pour ma part, c’est un sale con (…) Quand tu sais l’effort qu’il m’a fallu pour te baiser. Pour m’occuper de mon cas”. Gérald Darmanin a répondu : « Tu as raison, je suis peut-être un idiot. Comment me pardonner ? »

premier placé sDans le statut de témoin assisté en décembre 2020, Gérald Darmanin et la plaignante en mars 2021, avant que l’affaire ne soit classée sans suite par le juge d’instruction. S’il ne demande pas” déclaration de sincérité” de Sophie Patterson-Spatz dans le viol, elle a estimé que “La loi ne doit pas être confondue avec la morale”considérant que le plaignant est “consentement légal”.

Voir aussi sur Le Huff Post :

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button