«Romans illustrés: plaisir d’offrir, joie de recevoir»

A Noël, les gens ont la manie d’offrir de beaux livres. J’aime un bon livre, mais je préfère la fiction. La solution pour concilier le plaisir d’offrir et la joie de recevoir est de choisir des romans cartonnés avec du papier premium, des illustrations et de belles illustrations. Aujourd’hui, nos vitrines de librairies en regorgent, et en voici quatre. Et d’abord, le classique, signé Maurice Genevois : Rowe. Ce roman de 1931, dont le héros est un chat, est l’un des livres les plus connus de l’auteur sur les animaux. Roman de renard et Le dernier troupeau ; C’est une histoire sur la découverte du monde à travers les yeux d’un gros chat à quatre pattes, écrite dans un langage souple et merveilleux. Pour illustrer cela, La Table Ronde a fait appel au canadien Gérard Dubois, qui a relancé la scène enfantine de l’entre-deux-guerres avec des couleurs unies et des motifs Art Déco. Les résultats impressionnants justifient la réouverture de ce livre intemporel, que Guillaume Maidachevsky mettra en scène au cinéma l’année prochaine.

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Toujours au rayon des classiques, le voici Les dimanches du désert de Jean. Seul roman de Jean de la Ville de Mirmont, tué au front en 1914, ce chef-d’œuvre raconte la vie monotone d’un célibataire qui travaille à mi-temps la semaine et joue sans joie le dimanche. Touriste dans son existence, il attend : dimanche, promotion, retraite, puis la mort. Désert aurait préfiguré le personnage de Beckett ou de Beauvais. Christian Caillou lui donne un visage avec de belles illustrations en noir et blanc, et la bande dessinée adoucit le côté ironique de l’histoire.

Mettez-le sous l’arbre de l’horreur de l’amour : Ce roman séminal de Jean Dutourd décortique l’histoire d’amour adultère du député de Rad-so avec une machine à écrire.

Beaucoup de photos. Egalement en noir et blanc, dessins à l’encre de Tristan Bonnemain La nuit ETA Hoffmann : ses peintures sont des gravures naïves, expressives, et parfois grossières qui correspondent à l’atmosphère fantasque des contes pionniers de ces genres merveilleux. Et pour finir, mettez-le sous le sapin L’horreur de l’amour : Ce roman séminal de Jean Duturd décortique les amours adultères d’un député radin avec une lettrée sous la IVe République. Le Dilettante réimprime cette statue avec des illustrations de Philippe Dumas Œuvres de fictionTrois tomes chez Flammarion, inédits, avec des rajouts de couleurs.

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“En tant qu’artiste, note Dutour, Dumas est aussi savant qu’un maître du XIXe siècle. Il met en marge de nombreux dessins qui auraient fait pâlir d’envie Töpfer. Ses dessins à l’aquarelle et au crayon non seulement illustrent l’intrigue, mais fournissent également une sorte de “tiers” au roman. crée une “voix” et forme un contrepoint et une interprétation, qui devrait s’écrire comme un dialogue entre l’auteur. lecteurs par an.” Mais n’attendez pas que Noël 2063 soit offert.

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“Rroû” de Maurice Genevois (La Table Ronde, 216 p., 34 euros), “Sundays” de Jean de la Ville de Mirmont (Finitude, 130 p., 23 euros), “Dans la nuit” Hoffmann d’ETA (Typhoon , 266 p., 26 euros), “L’Horreur de l’amour” de Jean Duturde (Le Dilettante, 550 p., 30 euros)



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